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Écologie urbaine

Cultivons notre jardin

Écrit par : Isabelle Fruchard

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Les jardins partagés ont le vent en poupe à Nanterre. Zoom sur trois projets tout juste sortis de terre, à la faveur du budget participatif.

« J’adore jardiner. Ça m’aide à réfléchir et à prendre des décisions. C’est ma bulle d’oxygène. » Clémence Lacot-Clombe sait de quoi elle parle. Présidente du Collectif des résidents d’Anatole-France (Craf), cette Nanterrienne se ressource régulièrement sur sa parcelle du jardin familial des bords de Seine et a redonné vie à l’ancienne friche qui borde la voie ferrée face à la cité Anatole-France. Aujourd’hui, Clémence savoure l’aboutissement d’un autre projet qu’elle a impulsé et qui sera inauguré le 19 mai lors du festival ÉcoZone : un jardin partagé dans le square du Docteur-Pierre, financé dans le cadre du budget participatif 2018. « C’était un lieu surtout occupé par les ados. Nous l’avons séparé en deux pour y installer huit grandes jardinières et quatre petites pour les enfants. Les adhérents ont planté des aromates, des fraises, des salades et des poivrons. Ils ont aussi installé des nichoirs pour les oiseaux. Petit à petit, ça prend forme. » Les projets de jardins partagés ont fleuri dans les quartiers à l’occasion de la première édition du budget participatif lancée par la ville en 2018. Avenue Joliot-Curie, les amicales de locataires des Amandiers et Curie-Wallon prévoient de réserver deux emplacements pour sarcler puis récolter courgettes et tomates. « Nous attendons le résultat de l’analyse de la terre pour commencer à la retourner, précise Joseph Ridolfi, président de l’amicale des Amandiers qui porte le projet. Si elle se révélait polluée, nous rehausserions le terrain avec de la terre saine. En jardinant ensemble, les gens vont se rencontrer et passer de bons moments. C’est aussi une activité très éducative pour les enfants qui sensibilise au respect de l’environnement. » Aux Provinces-Françaises, une habitante, Magali Lousteau, attend avec impatience de disposer de la première des deux parcelles derrière l’allée de Normandie. « Il faut d’abord vérifier la présence possible de réseaux. Ensuite, nous souhaitons planter une douzaine d’arbres fruitiers et cultiver des carrés potagers. » L’association créée par Magali s’appelle Sous les pavés, les plantes. Tout un programme…

Le chiffre 33 270 euros. C’est le budget global alloué aux trois projets de jardins partagés, square du Docteur-Pierre, résidence des Amandiers et Provinces-Françaises.