À la une

JEUNESSE

Questions à…

12-13-NI443-p13-jean-paul-ciret.jpg

Jean-Paul Ciret, adjoint au maire délégué à l’environnement, à l’écologie urbaine et au patrimoine communal

Propos recueillis par Sophie Bocard



Douze ans après la signature du premier plan climat territorial, devenu plan climat air énergie en 2015, quelle est la situation de la ville en matière de développement durable ?

Jean-Paul Ciret : Nous avons incontestablement marqué des points dans les domaines sur lesquels la ville peut agir directement. Ces quatre dernières années, nous avons réduit de 33 % les émissions de CO2 de notre parc automobile grâce à l’achat d’une soixantaine de véhicules électriques. Nous avons aussi abaissé de 29 % l’empreinte carbone des bâtiments communaux grâce à des rénovations significatives, comme celle du Palais des sports et du gymnase Paul-Vaillant-Couturier, mais aussi en construisant des bâtiments à énergie passive, voire à énergie positive (*), car dotés de panneaux photovoltaïques. Je pense notamment aux écoles Lucie-Aubrac, Abdelmalek-Sayad, Miriam-Makeba et à celles que nous allons construire aux Groues dans les prochaines années. Résultat : Nanterre est aujourd’hui la première ville d’Île-de-France productrice d’énergie renouvelable.
Quels seront les défis à relever dans l’avenir ?
J-P. C. : Les logements privés sont les plus gros producteurs de gaz à effet de serre. Leur rénovation (isolation et modification des chaufferies) est donc indispensable. Les travaux financés dans le cadre du dispositif d’accompagnement Copro 21 ont permis à des copropriétaires modestes de diminuer à la fois leurs consommations énergétiques et les émissions de gaz à effet de serre. Il nous faut trouver comment renforcer cette action dans le nouveau cadre institutionnel créé par la métropole du Grand Paris. Autre défi, celui de la réduction des îlots de chaleur. Cette année, pour la première fois, nous avons inscrit au plan pluriannuel d’investissement une ligne concernant la réduction des surfaces minéralisées et la végétalisation des sols. Dans le cadre de la mise en place d’une zone à faibles émissions (ZFE) votée à l’unanimité lors du dernier conseil municipal (lire p. 10), nous allons accélérer le renouvellement des poids lourds polluants, utilitaires et autocars municipaux.
Nous poursuivons enfin notre engagement à réduire l’exposition de la population aux perturbateurs endocriniens, en augmentant la part du bio dans la restauration scolaire et en éliminant progressivement les contenants plastiques alimentaires.
Peut-on dire que Nanterre est une ville exemplaire en matière de développement durable ?
J-P. C. : La ville doit montrer l’exemple mais, seule, elle ne peut rien. Elle peut néanmoins jouer un rôle pédagogique. C’est ce que nous faisons tout au long de l’année auprès des écoles et du grand public, le festival ÉcoZone marquant le temps fort de cette prise de conscience écologique.

(*) Un bâtiment à énergie positive produit plus d’énergie qu’il n’en consomme.