Rentrée 2021-2022

Éducation

« Nos préoccupations sont légitimes et justifiées »

Écrit par : Catherine Portaluppi

Éducation des jeunes Nanterriens reste la priorité pour la ville éducation des jeunes Nanterriens reste la priorité pour la ville
Éducation des jeunes Nanterriens reste la priorité pour la ville éducation des jeunes Nanterriens reste la priorité pour la ville

Quel bilan tirez-vous de cette deuxième année scolaire marquée par la crise sanitaire ? Comment la ville s’est-elle mobilisée pour assurer la sécurité dans les écoles et permettre la continuité éducative ?
Face aux atermoiements du Gouvernement sur les conditions de retour des enfants à l’école, la municipalité s’est attachée à répondre aux attentes des familles de Nanterre sans se laisser entraîner par le défaitisme sanitaire ambiant ! C’est la raison pour laquelle, dès mai 2020, avec Patrick Jarry, nous nous étions résolument prononcés pour la reprise des cours, à un moment où la plupart des maires s’étaient affichés contre cette reprise. Dès lors, s’est posée la question de savoir comment nous investir dans la continuité pédagogique, comment accompagner les familles pour limiter – autant que faire se peut – un risque de décrochage scolaire massif. Nous avons mobilisé un premier budget exceptionnel, complété à parts égales par une subvention de l’État, pour distribuer 300 tablettes à des enfants du quartier du Parc. Pour ne pas en rester là, nous avons prolongé cette initiative en nouant un partenariat avec EDF pour recycler une part importante de son parc informatique au bénéfice d’autres familles du quartier du Chemin-de-l’Île. Nous avons ainsi pu distribuer près de 500 ordinateurs portables à celles qui en avaient le plus besoin. Et de nouvelles distributions sont envisagées à la rentrée. Sur le plan sanitaire, la ville a mobilisé un budget de plusieurs centaines de milliers d’euros pour garantir les meilleures conditions sanitaires possibles au sein des écoles et des centres de loisirs, y compris en recrutant des personnels intérimaires. Et nous restons très attentifs à ce qu’il n’y ait aucun risque pour les enfants dans les mois à venir !

Malgré la crise, l’éducation reste une priorité du mandat : comment cet engagement se traduit-il ?
Juste deux exemples. L’obtention récente du label de Cité éducative et des moyens que nous octroie dans ce cadre le ministère chargé de la Ville (1,2 million d’euros pour trois ans) est un atout majeur pour accompagner la transformation des quartiers du Parc sur le plan éducatif et social. Sans attendre, nous engageons plusieurs initiatives importantes. À titre de première illustration, le recrutement d’un nouveau chef de projet est lancé. Son défi sera de réussir à réunir, animer voire coordonner tous les intervenants des secteurs scolaire et périscolaire de ce territoire. Autre initiative, nous mandatons dès cette rentrée une nouvelle association, Les lumières de Nanterre, et ses adhérents, anciens élèves des établissements scolaires du quartier qui se sont illustrés par leur volontarisme en matière de trajectoire de réussite socioprofessionnelle. Ils sont missionnés pour rencontrer des jeunes dans les écoles (Gorki, Decour, Robespierre, Picasso, Neruda), dans les deux collèges du secteur (Éluard et Galois) et les lycées volontaires pour stimuler leur appétit scolaire… L’objectif est de montrer qu’à Nanterre, la réussite c’est possible pour tout le monde et pas seulement réservé à une pseudo-élite. Dans cette perspective, un partenariat est également en cours de finalisation avec l’Anlyce (les anciens de Joliot-Curie) et la Société d’histoire de Nanterre pour faire découvrir et évoluer la vision qu’a notre jeunesse de l’éducation. Une dernière illustration, celle sur l’organisation des temps du midi pour transformer ce moment parfois source de tensions en moment de respiration pour les enfants avec des activités apaisantes – relaxation, yoga, ateliers philo... Deuxième exemple : l’amélioration de notre politique numérique à caractère éducatif. Si celle-ci était déjà inscrite dans le programme de cette mandature, la crise a démontré que nos préoccupations étaient légitimes et justifiées et que, dans ces conditions, il fallait encore l’amplifier. Ce que nous faisons tout en cherchant à l’appuyer dans le cadre du plan de relance... Mais la réponse de l’État, initialement prévue pour la fin juin, se fait toujours désirer… Vous le comprendrez, l’éducation de demain, c’est à la fois ce qui se joue dans l’école en matière d’apprentissages mais c’est aussi ce qui se joue à l’extérieur ! Il ne faut jamais oublier que les enfants ne passent que 10 % de leur temps à l’école… On ne peut donc pas tout attendre d’elle ! Après les familles, ce sont de plus en plus souvent les collectivités locales, avec leurs initiatives scolaires et périscolaires, qui participent à l’éducation au « savoir vivre ensemble » de nos enfants !