Adam Oubuih et Barbara Feaugas

Groupe Nous sommes Nanterre

L’inaction du maire contre l’insécurité rend chaque jour le défi plus difficile

Depuis plusieurs mois, différents faits divers annonçaient l’absence d’une quelconque ambition du maire pour lutter contre les incivilités : coups de feu dans le centre-ville, incivilités routières parfois tragiques, braquages au Mont-Valérien ou au centre, sans parler des décharges sauvages et des multiples atteintes à l’environnement…
Le braquage à main armée du 25 février dernier contre les équipes du tournage de la dernière saison d’Arsène Lupin, incarné par Omar Sy, a rappelé la banalité de la violence dans notre ville. Alors que l’emblématique série pouvait diffuser une image nouvelle de notre ville, les équipes techniques qui s’affairent autour du gentleman cambrioleur se font détrousser, sous la menace d’armes réelles, d’une grande partie de leur matériel.
La chose aurait-elle pu se passer à Puteaux ou encore à Rueil, villes pourtant voisines, mais réputées pour leur surveillance dissuasive ?
La ville de Nanterre, qui dispose pourtant d’un budget de fonctionnement par habitant bien supérieur à la ville de Rueil-Malmaison, aurait pourtant largement les moyens d’une vraie police municipale. Celle-ci coûterait environ 5 millions d’euros, ce qui est largement absorbable pour Nanterre qui dispose d’un budget annuel total d’environ 350 millions d’euros.
À mi-mandat, la police municipale n’est encore qu’un vague projet, prévu au mieux pour la fin du mandat, et qui ressemble de plus en plus à une annonce électoraliste faite le temps d’une campagne. Le maire est le premier responsable de la sécurité dans la commune. Il doit veiller, par exemple, au respect de l’environnement, de la réglementation commerciale, des incivilités et de la sécurité routière, etc. Autant de missions qui permettraient d’incarner et d’appuyer une vraie politique municipale et de restaurer la confiance dans l’action municipale. Nous l’avons vu, le sujet n’est pas budgétaire, il est politique mais aussi un sujet de compétences.
Nous n’avons pu observer, depuis deux ans, aucune activité sérieuse de structuration ou de recrutement d’une police municipale, manquements mis en lumière par la démission prématurée de la précédente directrice de la sécurité. Parce que le sujet est complexe, l’absence d’action est la pire des solutions. Reculer pour mieux sauter ne s’applique ni à la prévention de la délinquance ni au sentiment d’insécurité : plus nous tardons, plus le défi sera difficile à relever. Monsieur le maire, il est urgent d’agir !

Adam Oubuih et Barbara Feaugas
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